
103 véhicules autorisés à prendre le départ, 87 engagés sur le Championnat du monde W2RC dont 32 FIA (16 Ultimate, 11 Challenger et 5 SSV). Au vu de la composition du plateau, avant même son coup d’envoi, l’ADDC 2025 promettait d’être passionnant. D’autant plus que la liste des engagés comptait les plus grands noms de la discipline. À commencer par Nasser Al-Attiyah (le tenant du titre et champion du monde 2024), Yazeed Al-Rajhi (vainqueur du dernier Dakar et de l’épreuve en 2023), mais aussi Sébastien Loeb, Lucas Moraes, Seth Quintero, Juan Cruz Yacopini, Guillaume de Mévius, Mattias Ekstrom, Mitchell Guthrie. En un mot, tous les top-pilotes qui se sont mis en valeur lors de la dernière édition du Dakar Rally. Seuls manquaient Carlos Sainz pour Ford et Henk Lategan pour Toyota Gazoo Racing (arrivé en fin de contrat après sa deuxième place au Dakar).
Nasser tire le premier
Tout ce petit monde s’est d’abord jaugé sur un prologue de 11 kilomètres. Une mini spéciale remportée par un Nasser Al-Attiyah plus revanchard que jamais après sa quatrième place en janvier. La preuve, au terme des 11 kilomètres du prologue, le pilote Sandrider franchit la ligne de chronométrage avec 5 secondes d’avance sur le Toyota Hilux T1+ « officiel » de Lucas Moraes et neuf sur son coéquipier Sébastien Loeb. La surprise du jour fut à mettre au crédit du jeune polonais Eryk Goczal. Pour sa première au volant d’un Ultimate, le pilote polonais de 20 ans s’empara du 5ème chrono avec son Hilux Overdrive Racing. De son côté, départ prudent pour Yazeed Al-Rajhi. Le leader du Championnat du monde se contenta du 9ème temps du jour.
Lucas Moraes en forme
Pour la première vraie journée de course, la caravane de l’ADDC 2025 a rallié la ville de Mezaira’a via un Stage 1 long de 400 kilomètres dont 243 en spéciale. Un tracé qui faisait la part belle au pilotage dans le sable. Un exercice dans lequel a excellé Lucas Moraes au point de devancer de plus d’une minute Sébastien Loeb et son Dacia Sandrider. La plus belle des revanches sur le destin pour le pilote officiel Toyota Gazoo Racing après son abandon lors de la précédente édition suite à un début d’incendie sur son Ultimate. Crédité du troisième chrono du jour, vous retrouviez son coéquipier Seth Quintero à deux minutes et 7 secondes, qui précédait de 9 petites secondes le Dacia de Nasser Al-Attiyah, victime d’une crevaison en début de journée. Un top 5 complété par le jeune Saood Variawa (Toyota Gazoo Racing) qui devançait les X-raid Mini JCW de Guillaume de Mévius et Joao Ferreira. Grand perdant de cette première journée de course, Yazeed Al-Rajhi concéda plus de huit minutes sur la tête de course. Le moteur de son Toyota Overdrive étant passé en mode dégradé à mi-spéciale.
Loeb se révolte
Le lendemain, au terme d’une boucle de 228 km autour de Mezaira’a, Sébastien Loeb débloqua son compteur avec Dacia en signant sa première victoire en W2RC au volant du Sandrider. Un succès qui propulsa le pilote français en tête du général de l’ADDC au détriment de Lucas Moraes (deuxième du jour). À la décharge du brésilien, suite à sa victoire de la veille, il avait la lourde tâche d’ouvrir la spéciale. Un rôle ingrat qu’il endossa avec brio… jusqu’à une vingtaine de kilomètres de l’arrivée ! Mais une baisse de forme en fin de spéciale lui fit concéder 1’42» au profit du nonuple Champion du monde WRC. Troisième du jour, Nasser Al-Attiyah finit à 2’37’’ de son coéquipier après avoir récolté une pénalité d’une minute pour faux départ dans la spéciale. Dommage quand même, car, sans cette pénalité, le pilote qatari aurait offert son premier doublé à sa nouvelle équipe. Une troisième place du jour qui se révéla quand même bénéfique pour le Qatari, car elle lui permit de ravir la troisième place du général à Seth Quintero (5ème du jour). Pour sa part, les mécaniciens du team Overdrive ayant solutionné la panne de son moteur, Yazeed Al-Rajhi réalisa une belle remontada en raflant le 4ème chrono. Par contre, journée difficile pour Mattias Ekstrom. Malade dès le début de spéciale, l’officiel Ford concéda plus de 15 minutes sur la tête de course. Autre malchanceux de ce Stage 2, victime d’un problème de transmission au km 107, Martin Prokop dut quitter l’étape alors qu’il occupait la 8ème place du général à seulement 5 minutes de Lucas Moraes. Quelques kilomètres plus loin, Saood Variawa et son navigateur François Cazalet se retrouvèrent immobilisés en bord de piste, suite à un problème avec la boîte de vitesses de leur Toyota. Ne pouvant réparer, ils durent eux aussi quitter la spéciale. Rageant alors qu’ils pointaient à la 5ème place du général à 3 minutes du leader.
La passe de deux pour Al-Attiyah
À l’aube de l’étape 3 qui emmena la caravane de Mezaira’a vers le Marathon Camp, planté dans le désert émirati, premier coup de théâtre. Mattias Ekstrom ne prit pas le départ de...


































