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Le South African Safari Rally 2025
n ouvelle date au calendrier W2RC, avant même son voies larges. En plus, à plusieurs reprises, ils durent rouler
coup d’envoi, la première édition du South African à haute vitesse en longeant des clôtures pas toujours
Safari Rally promettait d’être passionnante. Et pour très droites. De son côté, journée cauchemardesque pour
cause, les concurrents en lice allaient s’affronter dans Sébastien Loeb. Le pilote français fut contraint de s’arrêter
la savane sud-africaine sur un tracé inédit de 2 641 km en piste suite à une sortie de route qui endommagea son
dont 1 222 km de spéciales. Mieux, sur les 95 véhicules Sandrider. Sanction immédiate, il termina dernier Ultimate
autorisés à prendre le départ de la course, 70 étaient du prologue et devait ouvrir la piste le lendemain.
engagés en W2RC dont 17 autos répondant aux standards
de la classe Ultimate. Parmi eux, de grands noms de henk lateGan à l’attaque
la discipline. À commencer par Henk Lategan, dauphin
de Yazeed Al-Rajhi au Dakar 2025. À ses côtés, pour Pour leur première « vraie » journée du South African Safari
défendre les couleurs de Toyota Gazoo Racing, vous Rally, les équipages devaient s’élancer sur une spéciale
retrouviez Saood Variawa, Guy Botterill, Lucas Moraes de 260 km. Un Stage 1 littéralement dominé par le Sud-
ainsi que Seth Quintero. Face à eux, Dacia engageait Africain Henk Lategan. La preuve, au terme de la journée,
deux Sandrider, respectivement aux mains de Nasser le pilote Toyota s’imposa avec 2’38’’ d’avance sur le Ford
Al-Attiyah et Sébastien Loeb. Côté X-Raid, Joao Ferreira Raptor de Carlos Sainz et 3’34’’ sur la Dacia Sandrider de
et Guillaume de Mevius (copiloté par Xavier Panseri en Sébastien Loeb. Une victoire qui lui permit de s’emparer
l’absence de Mathieu Baumel) prenaient le départ de de la tête du classement général, devançant dans l’ordre
l’épreuve avec la dernière évolution de la MINI JWC Rally. le pilote Ford et le nonuple champion du monde WRC.
Autres prétendants possibles à la victoire finale, Carlos À l’inverse, mauvaise journée pour Nasser Al-Attiyah.
Sainz et Nani Roma pour Ford. Enfin, Mathieu Serradori et Le Qatari écopant d’une pénalité de 2 minutes pour un
son coéquipier Brian Baragwanath escomptaient profiter waypoint manqué. Ce qui le fit rétrograder à la 7 ème place
du potentiel de leur nouveau Century 4-roues motrices du général, à 5 minutes et 25 secondes du leader.
pour jouer les outsiders surprises.
la passe de deux pour Botterill
Guy Botterill héros local
La deuxième étape a emmené la caravane de Sun City au
Au terme d’un mini prologue de 9 kilomètres, sans Marathon Camp via une étape longue de 623 kilomètres,
doute avantagés par leurs connaissances des pistes sud- dont 356 de spéciale. Particularité supplémentaire de ce
africaines, deux pilotes nationaux ont signé un doublé stage 2, les équipages étaient livrés à eux-mêmes le soir.
pour Toyota Gazoo Racing South Africa. Guy Botterill Aucun mécanicien ne pouvant intervenir sur les autos au
devançant Henk Lategan de trois petites secondes. bivouac, comme l’impose le format des étapes marathon.
Crédité du troisième chrono, Nani Roma inséra son Ford Toutefois, le fait marquant du jour fut les nombreuses
M-Sport sur le podium à seulement 4’’ du vainqueur… avec pénalités infligées pour waypoints manqués. Première
un chrono identique à celui de Guillaume de Mevius au victime : Guillaume de Mevius. Pilote le plus rapide sur
volant de sa Mini X-raid. Pour leur part, Nasser Al-Attiyah la piste, le Belge fut finalement rétrogradé à la troisième
et Carlos Sainz n’ont pas vraiment démarré la course de place du crash après soustraction de 2 minutes à son
la meilleure manière, se contentant respectivement des temps. De son côté, Nasser Al-Attiyah, un temps leader
27 ème et 29 ème chronos. À leur décharge, les pistes sud- virtuel du général, termina finalement la journée avec le
africaines se révélèrent très étroites pour leur Ultimate à 15 ème chrono après ajout de 15 minutes à son chrono.
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