Page 58 - Offroad 4x4 Magazine n°103
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Le Rallye du Maroc 2024

      À   son arrivée au Maroc, après les quatre premières  et Lucas Cruz, de Mattias Ekstrom et Emil Bergkvist

         manches du championnat W2RC, Nasser Al-Attiyah  ainsi que de Matthiew Wilson et Stuart Loudon.
      avait pris un confortable avantage pour le titre FIA  Bien que répondant aux spécificités techniques FIA
      2024 vu qu’il comptait 51 points d’avance sur son  2025, ces deux derniers étaient engagés en classe
      dauphin Yazeed Al-Rajhi. À moins d’une catastrophe  « Expérimental », car pas aux normes 2024. Enfin,
      sur la piste, le troisième sacre du pilote qatari semblait  la  caravane  marocaine  comptait  aussi  d’autres
      déjà presque acquis car, durant la semaine à venir,  nouveautés comme la dernière évolution du Prodrive
      seuls 55 points étaient encore en jeu.                  Hunter de Marcos Baumgart, le nouveau Century CR7
                                                              4-roues motrices de Mathieu Serradori, le Red-Lined
      Un plateaU avec des noUveaUtés                          d’Aliyyah Koloc ou encore les MD Optimus d’Eugenio
                                                              Amos et Jean-Luc Ceccaldi.
      Toutefois, la lutte pour le titre 2024 n’expliquait pas
      à elle seule l’engouement exceptionnel suscité par  chicherit et Mini renoUent avec
      ce 27 ème  Rallye du Maroc. En effet, à trois mois du   la victoire
      coup d’envoi du Dakar 2025, tout le monde attendait
      l’épreuve  de  David  Castera  pour  jauger  les  futurs
      T1+ et équipages qui allaient s’affronter en Arabie  En  guise  de  mise  en  bouche,  tout  ce  petit  monde
      Saoudite. À commencer par les Dacia Sandrider. Pour  s’est élancé le dimanche 6 octobre sur un prologue
      leur première course, allaient-ils être performants et  de  25  km  aux  portes  d’Agadir.  Une  mini-spéciale
      fiables ? Quelles seraient les sensations de Nasser  dont l’unique objectif se résumait à établir l’ordre de
      Al-Attiyah  /  Édouard  boulanger,  Sébastien  Loeb  /  départ de la première spéciale… mais dont Sébastien
      Fabian Lurquin et Cristina Gùtierrez / Pablo Moreno à  Loeb se souviendra longtemps. Et pour cause, au
      leur volant ? Face à eux, Overdrive et Toyota Gazoo  kilomètre 19, surpris par une saignée sur la piste, le
      Racing  alignaient  plusieurs  équipages  en  Hilux.  pilote français cassa un triangle de suspension qu’il mit
      Yazeed Al-Rajhi (dauphin de Nasser au championnat  presque 40 minutes à réparer. Par chance, les chronos
      à  seulement  25  points)  associé  à  son  fidèle  Timo  du prologue n’étant pas totalisés dans le classement
      Gottschalak, Lucas Moraes (à 53 unités) navigué par  final  de  l’épreuve,  le  nonuple  Champion  du  monde
      Armand Monleon, Seth Quintero marié à Dennis Zenz,  conservait toutes ses chances de victoire finale. Par
      sans oublier Juan Cruz Yacopini et Daniel Oliveras.  contre, le lendemain, il devait partir bon dernier dans
      Le  clan  Mini  X-Raid  n’était  pas  en  reste  non  plus  le Stage 1. En ce premier jour de course, la fortune
      niveau nouveauté. Déjà, le team allemand alignait un  ne semblait pas être du côté des Sandrider. Nasser Al
      exemplaire de sa toute nouvelle Mini JCW Rally Plus à  Attiyah se contentait seulement du 13 ème  chrono. Mais,
      moteur essence. Derrière son volant, vous retrouviez  quelques heures plus tard, le pilote qatari concéda qu’il
      Guerlain Chicherit (lauréat de l’édition 2022) associé à  s’agissait d’une stratégie de course volontaire. Résultat
      Alex Winocq. À leurs côtés, cette fois sur une version  des courses, au terme de cet échauffement, ce sont
      turbodiesel de la Mini JCW, Guillaume de Mévius était  deux Mini X-Raid qui se montrèrent les plus efficaces.
      associé pour la première fois à Mathieu Baumel.  Dans l’ordre, la toute nouvelle Rally 3.0i de Guerlain
      Autres T1 + que tout le monde attendait de voir sur  Chicherit, suivie à 8 secondes par sa consœur à moteur
      les pistes, les Ford Raptor officiels de Carlos Sainz  turbodiesel pilotée par le portugais Joao Ferreira.

































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