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Rallye Aïcha des Gazelles 2016

jardinèrent longtemps. La navigation à la boussole n’est     Les gagnantes sont ...
pas toujours facile !
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Deux jours en autonomie totale

Sur le rallye Aicha, l’étape n°3 est sans conteste la plus   Nicole   Plaitceallt-éVgaourgieha4nx4/  Christine  Beavis
redoutée de toutes. La raison  ? Tout simplement car         2ème de
il s’agit d’une étape marathon de deux jours durant
lesquels les Gazelles sont livrées à elles-même. Pour
les teams recherchant la victoire, ces 48 heures sont
presque décisives car elles peuvent prendre une option
pour la gagne ou tout perdre. Comme on dit, c’est quitte
ou double ! Certains teams appréhendaient aussi cette
étape car elles allaient les amener à se frotter à l’erg
Chebbi. Or, quand on a une expérience limitée de la
conduite dans le sable, s’enliser dans ses dunes survient
très rapidement. Ca n’a pas manqué d’ailleurs ! Même
des gazelles expérimentées s’y sont faites piégées.
Résultat, très rapidement, l’Erg Chebbi s’est transformé
en parking géant avec des gazelles tankées ici et là. Mais,
des gazelles toujours souriantes qui n’hésitaient jamais
à accourir en aide aux autres ! Un esprit de camaraderie
qui s’est d’ailleurs retrouvé le soir même. En effet, étape
marathon oblige, lorsque le ciel marocain s’est teinté
d’or et de carmin, les gazelles se sont regroupées en
petit groupe pour passer une soirée puis la nuit à la
belle étoile. Vu du ciel, c’était magique ! On voyait des
feux de joie un peu partout au milieu de nulle part. Le
lendemain, après une nuit courte, mais la tête pleine
de souvenirs, nos intrépides ont levé le camp dès les
premières lueurs de l’aube. Pas le temps de traîner dans
le duvet car une longue journée les attendait sur les
pistes entourant l’erg Chebbi. Pour certains équipages,
cette nouvelle journée de course s’avèra éreintante aussi
bien physiquement que moralement entre les plantages,
les balises introuvables et les petits pépins mécaniques.
Résultat, à la fin de la journée, quitte à ne pas valider
toutes leurs balises, quelques concurrentes ont préféré
rentrer directement au bivouac afin de se reposer ou
confier leur véhicule aux bons soins des mécaniciens
de l’organisation.

Bain de boue forcé                                           3JèomehdaennlaahcaettéSguosriaen4axh4Hoehn

Après s’être frottées aux dunes de l’Erg Chebbi et avoir
avalé plus de 230 kms lors de l’étape marathon, le lundi
28 mars, les gazelles repartirent pour de nouvelles
aventures. Au programme de la quatrième étape  :
160 kms de pistes serpentant entre plateaux roulants
et espaces montagneux avec sept balises à valider
en moins de neuf heures. Seul véritable piège de la
journée, près de la balise n°2, une immense étendue de
terre mouillée entrecoupée d’un cours d’eau leur barrait
la route. N’y prenant pas garde, certains équipages s’y
firent piéger s’enlisant jusqu’aux essieux. Heureusement,
là encore, l’entraide prônée par Dominique Serra joua !
Et il en fut de même le lendemain sur les 170 kms qui

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