Page 54 - Offroad Magazine n°15
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Le Toyota EverTest
en date ? Il a voulu rendre hommage aux courageux
alpinistes qui se lancent chaque année à l’assaut de
l’Everest. L’angle de son reportage ? Il décida de
suivre Denis Provalov, un alpiniste russe comptant déjà
deux Everest à son actif, dans sa nouvelle tentative
d’ascension du toit du monde. Toutefois, plutôt que
de céder à la facilité en le rejoignant au camp de base
situé à 5 000 mètres d’altitude au pied de l’Everest,
notre présentateur russe décida de le suivre durant
toute l’ascension, depuis le niveau de la mer jusqu’au
sommet. Du jamais fait auparavant car tous les films
et documentaires réalisés à ce jour ne se contentaient
généralement que de couvrir l’ascension finale.
l’appui de Toyota Russie
Pour un tel projet, Valdis Pelsh avait besoin de
partenaires mécaniques robustes aptes à tracer leur
route sur les pires pistes du monde... et pour cause !
Pour les besoins de son documentaire, le présentateur
russe comptait emprunter un itinéraire de plus de
15 000 kms à travers l’Asie. Point de départ de son
périple : Oulan-Oudé dans l’est de la Russie, puis
direction Oulan-Bator en Mongolie, suivi de Xi’an en
Chine avant de poursuivre vers Lhassa au Tibet. Le but
étant d’arriver sur l’Everest par le camp de base Nord.
Après quoi, pendant que les hommes grimperaient
sur le toit du monde, les véhicules attendraient leur
retour. Suite à quoi, ils les ramèneraient à la civilisation
en traçant leur route à travers le Népal, le Kirghizistan
puis la Toundra russe jusqu’à Moscou.
D’origine ou presque
Ce projet séduisit immédiatement les responsables de Mission remplie
Toyota Russie qui mirent à disposition de Valdis Pelsh
un Land Cruiser SW 200 et un Land Cruiser 150. Tous Maintenant, voyons comment s’est déroulé l’EverTest.
deux animés par des blocs essence. En l’occurrence Rendez-vous fut donné aux pilotes des véhicules ainsi
par un V8 de 4,6L pour le premier et par un V6 4L qu’à l’équipe de tournage à Oulan-Oude le 28 mars
pour le second. Pourquoi pas des groupes propulseurs dernier. Puis, sept jours plus tard, Denis Provalov
mazoutés ? Tout simplement car ces deux Toyota rejoignit l’expédition à Xi’an en Chine. Ensemble, ils
allaient devoir évoluer à haute, très haute altitude, mirent le cap sur Lhassa au Tibet où ils arrivèrent à la
par des températures largement en-dessous des mi-avril. S’ensuivirent alors quatre semaines au pied
– 20°. Impossible à faire avec des moteurs diesel ! de l’Everest, au camp de base Nord. Période de repos
Naturellement, ces deux Toy furent chaussés de pneus indispensable pour que les organismes s’acclimatent à
adaptés à leur périple, de Yokohama Geolandar I/TS l’altitude pour éviter tout éventuel mal des montagnes
G073 pour être précis. Avantage de ces gommes, elles durant l’ascension finale. Denis Provalov et Valdis Pelsh
présentent un profil All-terrain lamellisés, idéal pour durent aussi attendre la fenêtre météorologique idéale
rouler sur piste et sur neige. Côté carburant, afin de pour passer à l’action. Ce qu’ils firent le 20 et 21 mai
disposer d’une autonomie accrue, les deux véhicules dernier. Suite à quoi, en passant par le Népal et le
furent équipés chacun d’un réservoir additionnel de Kirghizistan, les six membres de l’expédition EverTest
40 litres. Autre ajout, pour transporter le matériel reprirent la route de la Russie où ils rejoignirent Moscou
d’escalade indispensable à l’ascension de l’Everest, ces
deux Land Cruiser furent coiffés d’un coffre de toit Thule
de 410L. En dehors de ces petites améliorations, Toyota
Russie n’apporta aucune modification mécanique à
ces deux Toyota. Ils ne furent même pas habillés de
blindages ou d’un snorkel.
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