Page 22 - Offroad 4x4 Magazine n°106
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Le Toyota FZJ 100 « Afrique » de Jacques Salcedo

     d   e loin, le Toyota LC Station Wagon de Jacques  doubles triangulations et d’un essieu rigide arrière. Point

         Salcedo passerait pour un énième HDJ 100 revisité  de suspension pneumatique qui peut se mettre en défaut
     pour le raid. Seul son toit légèrement surélevé pourrait  sur piste ! Autre divergence, un FZJ 100 n’est pas un
     susciter la curiosité des connaisseurs. Par contre, de  quatre roues motrices permanent, mais enclenchable.
     près, l’histoire est loin d’être entendue ! Une multitude  Ainsi, à l’inverse des Série 10 européens, la plupart du
     d’anomalies ne collent pas avec le postulat du HDJ 100  temps, seul le train arrière propulse ce Toy. Mais, dès
     optimisé. Déjà, l’accès à son coffre s’effectue via deux  que les conditions l’exigent, le pilote peut craboter le
     portes à ouverture latérale, et non par un hayon en  pont avant. Du coup, en l’absence de différentiel central,
     deux parties. Cet indice laisserait supposer qu’il s’agit  le couple est toujours réparti de manière égale entre le
     d’un HZJ 105. Mais, là encore, problème. Le bruit du  pont avant et arrière.
     moteur  ne correspond pas au son d’un 6-cylindres
     diesel.  En  effet,  le  groupe  propulseur  de  ce  Toy  se  un vrai pistard
     montre ultra silencieux. Au ralenti, vous l’entendez à
     peine ! Par contre, dès que le moteur monte dans les  Troisième spécificité de ce modèle « africanisé », la
     tours, pas de doute possible, il se cache un bloc essence  ridelle ainsi que le hayon arrière des HDJ 100 cèdent
     sous le capot. Bizarre, vous avez dit ? Pas du tout. Il  leur place à une double porte à ouverture latérale, ce
     faut juste savoir que ce Land Cruiser SW n’est pas un  qui rend l’accès au coffre beaucoup plus aisé. Autre
     HDJ 100, mais un FZJ 100 de 1998 importé de Dubaï.  bénéfice consécutif à ce changement de sens, la roue
     Or, c’est cette naissance et cette provenance qui a séduit  de secours migre de sous le plancher arrière à un porte-
     Jacques Salcedo, un basque passionné de raids. En ce  roue indépendant. Du coup, ayant libéré de la place
     Série 10 atypique sous nos latitudes, il voyait la base  entre les longerons arrière, les ingénieurs Toyota ont
     idéale pour se concevoir un partenaire de voyage et il  doté les FZJ 100 d’un réservoir additionnel de 65 litres.
     avait raison. Voyez plutôt !                             Par conséquent, en comptant la gourde de 96 litres
                                                              commune à tous les Série 10, ces Toyota « africanisés »
     Base très évoluée                                        disposent d’une autonomie de plus de 160 litres
                                                              d’essence.  Pas  mal  pour  un  véhicule  non  modifié  !
     Dès sa sortie d’usine, de par sa vocation à évoluer dans les  Enfin, ultime spécificité propre à tous les FZJ 100, la
     pays africains ou du Golfe persique, là où la moindre panne  climatisation est étudiée pour les fortes chaleurs. Elle
     mécanique peut se révéler catastrophique, un FZJ 100  se révèle, donc, ultra performante. Il faut même faire
     est doté d’options et de caractéristiques techniques  attention à ne pas la régler trop basse ! Sur ce dernier
     plutôt inhabituelles pour un Série 10, mais parfaitement  point, arrêtons notre jeu des différences. Car, en dehors
     adaptées à  une utilisation dans le désert. Déjà, ce  de ces divergences, un FZJ 100 est conçu sur la même
     Land Cruiser repose sur une suspension traditionnelle  base qu’un HDJ 100 européen. Il ne s’agit aucunement
     composée d’un système de roues indépendantes avant à  d’un Série 10 au rabais ! Vous y retrouvez la même









































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