Page 34 - Offroad 4x4 Magazine n°113
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Le Toyota VDJ 79 double-cabine de Tom Lechleiter

     C   ertains d’entre vous ont peut-être déjà aperçu le  climatisation et ses vitres électriques, il bénéficiait dés

         Toyota Land Cruiser Série 7 de Tom Lechleiter l’année  sa sortie d’usine d’équipements ultra intéressants pour un
     dernière à Valloire. Il trônait au centre du stand de la  passionné d’offroad. Par exemple, ses ponts renfermaient
     société allemande Retro Mobilty, qui travaille de concert  tous deux un différentiel verrouillable, son pare-chocs
     avec Equip’Raid sur l’importation et l’homologation des  avant accueillait un treuil 4,5 tonnes et son aspiration
     Toyota  «  Afrique  »  en  France.  Cette  année,  vous  le  moteur était déjà surélevée par un snorkel. Côté
     retrouverez sur le même emplacement (# 24), près de  autonomie en carburant, LC 79 double-cabine oblige, ce
     la zone d’essai de la Brive, dans la partie basse du salon.  Série 7 pouvait emmener 130 litres de diesel grâce à
     Alors, un conseil si vous êtes à Valloire fin août : prenez  son réservoir XL logé entre les longerons arrière de son
     le temps de l’inspecter en détail, car ce Land Cruiser à  châssis. Avec une gloutonnerie en usage mixte annoncée
     benne est exceptionnel à plus d’un titre !               par Toyota aux alentours de 12 litres, je vous laisse faire
                                                              le calcul. Selon son style de conduite, Tom peut espérer
     Une motorisation Ultra rare                              une autonomie de plus de 1000 km sans arrêt à la pompe.

     Première singularité de ce double-cabine de 2023, il s’agit  sUspension fUll ome
     d’un VDJ 79. Pour les non-initiés, l’appellation VDJ signifie
     que, sous son capot, se cache un V8 turbodiesel D4-D  Au vu de l’équipement déjà présent sur son Série 7
     de 4,5 litres de cylindrée. Un bloc réservé théoriquement  finitions  LX,  notre  passionné  alsacien  a  réalisé  une
     aux pays africains et à l’Australie. Ce dernier distille 205  optimisation mécanique sur son VDJ 79 que l’on pourrait
     chevaux. Soit la même puissance que le petit 4-cylindres  qualifier de « light ». La preuve, à l’instar de la transmission
     2,8L turbodiesel des Série  7 GDJ... Mais,  de par son  et des trains roulants, le moteur de ce Série 7 est resté
     architecture et son gros turbocompresseur, le 1VDFTV se  strictement d’origine. Idem pour le circuit de freinage. Par
     révèle beaucoup plus volontaire puisqu’il délivre 439 Nm  contre, connaissant l’importance d’une bonne suspension
     constants sur une plage d’utilisation allant de 1 200 à  en raid, le fils de Jacky changea les ressorts avant pour
     3 200 tr/min. Un vrai couple de camion ! Résultat, à la  des  OME  +  100  kilos.  Une  substitution  qui  rehaussa
     moindre sollicitation de l’accélérateur et quel que soit le  instantanément l’avant du Toyota de 50 mm. À l’arrière,
     rapport de boîte engagé, ce Toyota repart sans rechigner.  il obtint la même surélévation de caisse en troquant les
     Mieux, vous pouvez oublier de tomber un rapport en  lames Toyota pour les nouvelles paraboliques + 400 kg
     entrée de rond-point, il ne vous en voudra pas. Un vrai  du même accessoiriste australien. Avantage de celles-ci,
     régal ! À l’usage, ce V8 turbocompressé est tellement  comme elles comptent moins de lames, elles se révèlent
     coupleux qu’il arrive vraiment à vous faire oublier les  plus flexibles, offrant une meilleure absorption des chocs
     2 340 kg à vide du véhicule. Après l’avoir essayé, on  et un confort de conduite accru, tout en étant plus légères.
     ne regrette qu’une chose : que les VDJ soient devenus  Ensuite, comme préconisé par OME, Tom a ajouté un jeu
     quasiment impossibles à homologuer en Europe à cause  de « compensateurs de charge » pneumatiques entre le
     des normes antipollution. L’exemplaire de Tom étant l’une  pont arrière et le châssis. Un système qui évite que les
     des rares exceptions qui existent !                      paraboliques ne s’affaissent « de trop » lorsque la benne
                                                              de ce VDJ 79 est lourdement chargée. En pratique, il suffit
     Déjà optimisé poUr l’offroaD                             à notre alsacien d’ajuster la pression dans les boudins
                                                              pneumatiques via son système de gonflage embarqué
     Autre particularité de ce VDJ 79, il s’agit d’une finition LX.  pour raffermir la suspension arrière de son pick-up à sa
     C’est-à-dire  qu’en  plus  de  son  autoradio  Android,  sa  convenance. Puis, une fois la benne vidée, une pression






























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