Page 36 - Offroad Magazine n°36
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Les Toyota IRS Overdrive Racing et Gazoo Racing
font face. Enfin, entre les deux hommes, au centre de essence distille son couple avec une linéarité sans pareille.
la planche de bord, vous retrouvez la centrale électrique En clair, il vous colle au fond du baquet jusqu’à la zone
de l’auto ainsi que le coupe-circuit obligatoire. rouge, jusqu’à ce que vous rentriez le rapport supérieur.
Niveau suspension, roues indépendantes obligent, l’Hilux
Après ce tour du propriétaire, restait à savoir ce que avale bosses et imperfections comme si elles n’existaient
donnait l’Hilux de Ronan Chabot en action. Par chance, pas. Même en dérive, sur un chemin truffé d’ornières,
Jean-Marc Fortin avait tout prévu lors de notre visite et impossible à prendre en défaut. Un pur régal et, surtout,
nous eûmes droit à un tour de piste avec Ronan Chabot une véritable arme fatale ! ▄
à la manœuvre. Or, si l’on devait qualifier cet essai, un
seul mot s’impose : IMPRESSIONNANT ! En effet, le V8 Texte et photos : Matthieu Dadillon
Semblables en apparence, mais très différents
Au cours de notre visite des ateliers d’Overdrive Racing, une dizaine de Toyota
Hilux IRS étaient visibles. Certains complètement démontés, d’autres en cours
de révision, d’autres encore rentrant tout juste du Rallye du Maroc. Or, en y
regardant de plus près, trois de ces T1 différaient des autres. Ceux des trois
pilotes officiels Toyota Gazoo Racing. À savoir Nasser Al-Attiyah, Giniel de
Villiers et Bernhard Ten Brinke. À première vue, les différences n’étaient pas
exceptionnelles. Par exemple, au lieu de finir en latéral, la ligne d’échappement
du V8 5L sortait en central, à l’arrière du châssis tubulaire. Autre divergence,
la disposition des roues de secours. Au lieu d’en embarquer deux en position
verticale sur les côtés de la cabine et une troisième à plat sous le plancher de
l’habitacle, ces trois Hilux en emmenaient deux posées sur le fond plat du véhicule et une seule en verticale. Un changement
qui contribue grandement à abaisser le centre de gravité du véhicule. Mais, ces différences techniques n’étaient que le
sommet immergé de l’Iceberg ! En effet, en y regardant de plus prés, il apparut vite que le châssis tubulaire de ces trois
autos se révélait radicalement différents du T1 de Ronan Chabot. La partie arrière était plus ramassée et accueillait un
radiateur moins volumineux. Quant à la cage protégeant l’équipage, elle s’avérait plus étroite. Mais, ce n’est pas tout !
Alors que le V8 est monté en position avant sur le Toyota de Ronan Chabot, on pourrait presque dire que le groupe
propulseur est en position centrale sur l’Hilux de Nasser Al-Attiyah et consorts, tant il a été reculé au maximum. Pour vous
donner une idée, le groupe propulseur est tellement au centre de ces Hilux de course que ces trois T1 sont dépourvus
d’arbre de transmission arrière. Oui, vous avez bien lu, la sortie de la séquentielle Sadev est en prise directe avec le
nez de pont arrière. C’est dire ! Premier avantage de cette nouvelle implantation, une répartition de la masse optimale.
Deuxième bénéfice, en cas d’accident, en dehors du radiateur de boîte et du nez de pont avant qui prennent place derrière
la calandre, peu de dégâts seront à déplorer sur le V8. Toutefois, cette nouvelle implantation de la mécanique nécessita
de repenser complètement la forme du réservoir à carburant. Autre divergence d’importance, la triangulation des roues
indépendantes diffère entre les Toyota officiels et ceux des clients privés. Mais, c’est le prix à payer pour avoir une auto
plus compétitive, plus stable sur piste et plus maniable dans les dunes.
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