Page 50 - Offroad 4x4 Magazine n°124
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L’UMM « Super Série » de Clément Rançon

     c   ’est l’histoire d’un Gersois né en 1985 et répondant au  la gorge ! Dans ces conditions, Clément décréta qu’il lui

         nom de Clément Rançon. Dès son plus jeune âge, il  faudrait un autre véhicule pour « vraiment » s’amuser.
     grandit entouré de passionnés de tout-terrain car, en 1988,  Par chance, tous les matins, son paternel passait devant
     son père Jean-Luc fonda le club « Dévers 4x4 miélanais »,  un UMM abandonné sur le bord de la route depuis dix
     trois ans après sa naissance. Conséquence directe, dix ans  ans à cause d’un pont arrière cassé. Un modèle de 1989
     plus tard, notre jeune adolescent s’amusait à « chiper » le  ne totalisant que 60 000 km. Après discussion avec son
     BJ 40 de son paternel dès qu’une occasion se présentait.  ancien propriétaire, notre jeune passionné le rachètera
     Mieux, au cours des week-ends du club, il arrivait toujours  500 euros. Une somme plus que raisonnable, non ?
     à convaincre l’un des membres de lui laisser le volant…
     d’autant plus facilement que tous l’avaient connu minot  en toute connaiSSance de cauSe
     et savaient qu’il avait le TT dans le sang.
                                                              Nous sommes, alors, en 2004. Clément venait de fêter
     Sauvé in extremiS                                        son 19 ème  anniversaire. Durant les cinq années suivantes,
                                                              après l’avoir remis en état, notre jeune homme sillonna
     Cette passion du franchissement amena notre adolescent  les pistes et les terrains 4x4 d’Aquitaine au volant de
     à passer la conduite accompagnée dès seize ans. Seul  cet UMM. Au cours de ces virées, il s’essaya également
     souci, à l’époque, le garage de la famille Rançon n’abritait  au trial amateur. Le coup de foudre fut immédiat ! À
     qu’un seul 4x4. Du coup, à chaque sortie, père et fils se  tel point qu’en 2009, notre jeune aficionado décida de
     disputaient le volant. Ce qui poussa Jean-Luc à se mettre  passer à la vitesse supérieure, de courir le championnat
     en chasse d’un véhicule pour son fiston. Le voulant facile  Ufolep de trial 4x4. Certes, au début, il hésita entre
     à réparer, robuste et pas cher, il trouva son bonheur sous  préparer son UMM ou acheter un petit Suzuki. Mais,
     la forme d’un UMM 2,5 Td du côté du Havre. À plus  bien vite, il opta pour la première solution. Primo car il
     de 900 kilomètres du domicile familial ! Mais, vu que ce  connaissait trop bien son UMM et ses réactions. Deuxio
     VO était dans un état de conservation exceptionnel et  car son empattement de 100 pouces pouvait certes se
     son ancien propriétaire n’en demandant que 1500 euros,  révéler handicapant dans certains cas. Mais disposer
     notre père gersois n’hésita pas à sauter dans un train  d’un écartement  différent des  autres  concurrents
     pour aller le chercher. Voilà comment, en 2002, Jean-Luc  pouvait aussi être très avantageux. Tertio car, de par
     offrit son premier 4x4 à son fils. Que n’avait-il pas fait  sa conception, l’UMM est propulsé par un moteur de
     là ! À partir de ce jour, Clément ne jura plus que par les  110 chevaux en position centrale avant, ce qui lui confère
     UMM. Unique problème, son 4x4 lui servait également  une excellente stabilité en montée et en descente. Enfin,
     de voiture de tous les jours. Conséquence, au cours des  ultime avantage du 4x4 portugais, son poids en version
     balades « techniques », notre jeune homme n’osait pas  débâchée n’excède pas 1400 kg en ordre de marche.
     s’engager dans les difficultés de peur de l’abîmer. Des  Autant  d’arguments  qui  pesèrent  en  sa  faveur  par
     refus de zone qui lui restèrent longtemps en travers de  rapport aux Suzuki !









































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