Page 22 - Offroad Magazine n°5
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Le Mitsubishi Pajero 3,2L Di-D de Stéphane Louis

Plus puissant et plus spacieux                                  se révéla le seul à reposer sur quatre roues indépendantes
qu’un Defender Td5                                              à triangles superposés. A l’époque, les ingénieurs nippons
                                                                avaient opté pour cette conception plutôt que pour des
Produit de 2000 à 2006, le Pajero « 3ème génération »           essieux rigides car elle garantit un meilleur confort à
n’a malheureusement jamais su s’imposer sur le marché           bord. Or, dans l’esprit des aficionados de raid, elle rimait
hexagonal. Pourtant, il ne manquait pas d’arguments en          surtout avec fragilité. Voilà sûrement pourquoi le Mitsu
sa faveur. Déjà, côté dimensions, il jouait dans la même        a longtemps fait figure de vilain petit canard. Or, avec
cour qu’un Defender 110 en affichant une longueur totale        le recul, cette idée pré-conçue ne tient plus la route. En
de 478 cm (18 de plus que le Land) pour une largeur             effet, ce n’est pas parce qu’un 4x4 repose sur des roues
de 185 cm. Niveau moteur, il lui était même supérieur           indépendantes qu’il n’est pas taillé pour le raid. Sinon,
puisque son 3,2L Di-D développait 165 chevaux pour              comment expliquer que pléthore de pick-up et de Land
un couple de 38,1 m.kg ! En comparaison, le Td5 du              Cruiser d’après 1998 sillonnent les pistes du Maghreb
mythique cube d’alu anglais produit à la même époque            sans casser à tout-va. Certes, ils reposent sur des essieux
n’offrait que 122 chevaux et le Patrol 3L Vdi était lui         rigides à l’arrière. Mais, leur suspension est bien du type
aussi légèrement en retrait avec ses 158 chevaux. Côté          « roues indépendantes » à l’avant.
transmission, Idem ! Le Pajero n’avait pas à rougir face
à la concurrence grâce à son transfert Super Select qui         Portefeuille préservé
permettait de passer du mode « propulsion » en 4-roues
motrices et en 4-roues motrices « différentiel central          C’est suite à ce constat et après avoir discuté des heures
bloqué » tout en roulant. Même à haute vitesse puisque          sur le forum www.le-pajero.com que Stéphane Louis
vous pouviez jouer du levier jusqu’à 100 km/h. Toujours,        s’intéressa vraiment au Mitsubishi lorsqu’il commença
niveau chaîne cinématique, à l’instar d’un Toyota KDJ 120,      à chercher un remplaçant à son vieillissant Discovery
le 4x4 made in Mitsubishi disposait aussi d’un différentiel     300 Tdi qui approchait des 500 000 kms. Il se rendit
de pont arrière verrouillable d’origine. En fait, il disposait  compte alors que les idées reçues avaient la vie longue
de tout l’arsenal technologique pour gagner le cœur des         et que le désintérêt pour le Pajero en France était encore
passionnés d’offroad.                                           profond. Du coup, les quelques exemplaires disponibles
                                                                en occasion s’échangeaient à un tarif très très raisonnable.
Trop en avance sur son temps ?                                  La preuve, il dénicha un 3,2L Di-D 5-portes de juin 2002
                                                                affichant 190 000 kms pour seulement 7 000 euros. A
Seule raison qui explique le désamour qu’ils lui                ce prix-là, pas sûr qu’il aurait trouvé un Nissan Patrol
témoignèrent : son architecture. En effet, comparé aux          ou un Toyota Series 12 totalisant le même kilométrage !
autres 4x4 commercialisés entre 2000 et 2006, le Pajero         Entièrement stock, sitôt la transaction enregistrée auprès
                                                                des services de la préfecture de Charente, il rapatria son

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