Page 62 - Offroad Magazine n°2
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Defender Celebration

l’image de la Jeep Willys disposaient alors d’une telle
technologie. 


L’histoire était en marche !


Les responsables de Rover l’ignoraient encore, mais ils
venaient de créer un mythe roulant qui sera produit
à plus de 2 millions d’exemplaires en 67 ans rien
que dans leur usine de Solihull en Angleterre. Et à
bien plus grande échelle si vous ajoutez les modèles
fabriqués sous licence en Espagne par Santana
Motors ou en Belgique par Minerva. Certes, au fil
des décennies, le petit 4x4 anglais évolua. D’abord
en 1956 avec l’apparition d’une version allongée,
ancêtre des Defender 110, puis en 1958 avec le Series
II suivi par le Series III en 1971. Véritable tournant
technologique, en 1984, les Series IV rebaptisées Land
90 et 110 abandonnèrent les lames de ressorts de
leurs prédécesseurs pour une suspension hélicoïdale
et adoptèrent une transmission intégrale permanente.
S’ensuivit six ans avant que le modèle phare de la
firme anglaise change encore d’appellation et devienne
le « Defender ». Depuis lors, en dehors de nouveaux
blocs propulseurs plus modernes et plus puissants, peu
de changements.

Les raisons d’un succès et d’une
mort programmée

D’ailleurs, à bien y regarder, les Defender 2015 et les
Series I de 1948 restent très proches. Déjà, au niveau
du look extérieur, le lien de filiation est flagrant  !
Malgré leurs 67 ans d’écart, ils partagent quasiment
encore les mêmes lignes cubiques taillées à la serpe.
Ensuite, en terme d’architecture, ces modèles parents
reposent tous deux sur un robuste châssis à échelles
accueillant des essieux rigides et leurs carrosseries sont
toujours fabriquées en aluminium. Des caractéristiques
techniques qui expliquent l’engouement inégalé des
passionnés de TT car elles en faisaient des véhicules
robustes aptes à évoluer sur n’importe quel terrain.
Que se soit dans la campagne anglaise ou dans le
désert saharien! En plus, ils se révélaient facilement
aménageables à bord. Malheureusement, ce sont
aussi ces atouts qui signeront la mort du Defender en
fin d’année car, de par sa conception «  classique  »,
l’emblématique cube d’alu ne passera pas les nouvelles
normes d’homologation 2016. Tata Motors qui a
racheté la marque anglaise en octobre 2009 à Ford,
n’avait donc pas le choix : le constructeur indien décida
de mettre à la retraite anticipée l’héritier des séries I
de 1948.

Année riche en commémorations

Cependant, impossible de retirer du marché un
tel mythe sans marquer le coup. Voilà pourquoi,

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