Page 14 - Offroad 4x4 Magazine n°124
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Le Toyota HDJ 80 T1 de Bernard Andrieux
b ernard Andrieux et Christophe Girard (le boss 10 cm, pour mieux recentrer les masses. Enfin, histoire
de Modul’Auto) sont ce que l’on peut appeler de de gagner en légèreté, la caisse de cet HDJ 80 avait
vieilles connaissances. En effet, les routes de ces deux été remplacée par une coque en matériaux composites.
passionnés de rallye-raids et de Toyota se sont croisées Cette dernière prenait place sur un arceau-cage soudé
lors d’un Dakar Rallye, voilà un petit paquet d’années. aux longerons et protégeant l’habitacle ainsi que le
À l’époque, Bernard roulait déjà avec le Toyota T1 de moteur. Au vu de ces modifications, vous comprenez
ce reportage. Une auto de course construite sur la mieux pourquoi la renaissance de ce proto s’avérait
base d’un HDJ 80 par Off Road Technologies. Or, en fin compliquée. Christophe ne pouvant pas dépouiller un
d’année dernière, après un ultime AMV Shamrock où son HDJ 80 standard pour en récupérer le châssis ou la
proto avait commencé à montrer des signes manifestes caisse. Voilà pourquoi notre préparateur ardéchois se
de fatigue, Bernard a décidé qu’il était temps de faire devait de récupérer le maximum d’éléments possible.
quelque chose pour lui prodiguer une seconde jeunesse.
C’est donc tout naturellement qu’il s’est tourné vers son Mise à nUe coMplèTe
ami Christophe pour cette opération de « sauvetage ».
Le terme peut paraître un peu exagéré, mais pas tant Christophe a, par conséquent, commencé par un
que cela ! Durant ses dix ans de carrière sportive, démontage complet du véhicule. Opération indispensable
le Toyota T1 de Bernard a participé à un nombre afin de récupérer le châssis ! Dès ce dernier à nu, il
incalculable de rallye-raids africains et il en portait les partit au sablage, afin d’être débarrassé de toute sa
stigmates. Corps de pont fendus, supports de tirants peinture et d’être inspecté en profondeur. Suite à cet
arrachés puis ressoudés, châssis fragilisé, moteur à bout examen détaillé, le boss de Modul’Auto put le renforcer
de souffle… Il était donc urgent de faire quelque chose ! aux endroits stratégiques par la pose de contreplaques
en acier. Ainsi, l’assemblage de longerons a retrouvé
Un Toy UniqUe en son genre ! sa rigidité d’origine. Dans le même temps, notre
Ardéchois a renforcé tous les supports de tirants, les
Cependant, ce n’était pas gagné d’avance car ce proto pattes de fixations du moteur et les points d’ancrage de
de course était unique en son genre. La marge de suspension. Puis ce fut au tour de la coque en matériaux
manœuvre de Christophe n’en était que plus restreinte. composites d’être au centre de l’attention. Mais, de ce
En effet, à l’inverse d’un T2 qui reste proche d’un véhicule côté-là, tout allait plutôt bien !
de série, ce Toyota n’avait plus grand-chose en commun
avec un HDJ 80 de série. À commencer par son châssis encore bon poUr le service !
qui avait perdu quelques dizaines de centimètres en
longueur, tandis que son empattement avait été réduit Ensuite, comme le bloc 4,2 litres TD était sorti et qu’il
d’une vingtaine de centimètres. En conséquence, tous avait montré des signes de fatigue lors de sa dernière
les supports de tirant ainsi que les points d’ancrage course, Christophe fit faire une analyse de l’huile afin
de suspension avaient été déplacés. De même, le de déterminer son état d’usure. Verdict, ce moteur
4,2 litres Td et la boîte de vitesses avaient été reculés de n’était pas encore prêt à partir en retraite anticipée. Une
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